• 29 novembre – sixième jour de notre aventure (6/7)

     

    On repart.

    Souvenez-vous ! Il a beaucoup plut la nuit dernière, et jusqu'à présent je n'y avais pas fait cas, les route étant goudronnées. Mais pour se rendre chez les pygmées nous avons empruntés ces vieilles routes de terre. Sauf qu'elle était une éponge ! les ornières profondes remplies d'eau.

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 28

     La première était petite, mais certaines assez profondes, on voyant entrer l'avant du 4*4, mais allait-on ressortir sans encombres ?

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 28

    Pardonnez-moi, j'ai lâché l'appareil photo, pour sortir la pagaie. Rire général !

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    Sinon, rien de spécial ! Des bambous !

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    Des hévéas !

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    Après une petite marche à pied nous arrivons aux cases, les habitants nous font asseoir sur les bancs en attendant le chef qui est à la chasse.

    La guide du secteur nous présente.

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    Robert aperçois un bébé, dans la tenue d'Adam, et ne peut s'empêcher de le prendre sur les genoux il adore les petits, nous l'avons vu plus avant et je l'ai remarqué à plusieurs reprises. Je souris et dit, _Vas y mon bébé, fait pipi. Rire !


    Du coup, aussi sec, le petit est sur les miens.

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 28

    L'adorable poupon gazouille, jusqu'à ce qu'il réalise que j'ai la peau blanche.

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    Je le rends donc à sa mère, qui vite le console en lui donnant le sein.

    Le chef est là.

    Et nous devons nous prêter au rituel. Robert me met dans les bras le carton contenant les achats que nous fait pour eux : du sel, du riz, et du savon, denrées qui pour eux sont un vrai trésor.

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    Je dois donc me présenter, {je suis une "Sawa", née à Douala, je suis venue pour découvrir le pays qui m'a vu naître et j'ai tenus à vous rencontrer…}, le tout traduit au fur et à mesure par la guide. Je suis très émue et j'ai du mal à terminer mon petit discours.

    Patrice aussi a dû dire quelque chose, {je suis son mari, et je suis heureux de la voir heureuse, bref mais tout était dit.

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    Nos présentations terminées, des bidons ont fait leur apparition et tous se sont mis à chanter et à danser devant le carton d'offrandes.

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    La femme du chef danse tour à tour avec tout le monde, un peu comme un remerciement.

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    Elle est même venue inviter Patrice et a apprécié qu'il sache danser comme eux, en remuant les fesses.

     

    À SUIVRE

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  • 25 novembre – troisième jour de notre aventure (3/4)

    Nous quittons "Dschang"

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9


    Pour nous rendre

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    pour nous rendre sur le site de la "Métché", un lieu dédié aux morts, par des sacrifices de poulets, des dons de sel, d'huile de palme et de soufre. Les petits poulets, aucunement sauvages, sont là, en totale liberté, jusqu'au prochain sacrifice. Ce site est aujourd'hui un lieu de purification, les populations y font des cérémonies rituelles qui lavent des mauvais sorts.

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9

    C'est là aussi qu'autrefois étaient jugés les condamnés

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9

    S'ils étaient reconnus coupables, ils étaient précipités du haut de la chute... 

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9

    … Et se fracassaient 40 mètres plus bas. Inutile de vous dire que personne n'en réchappait.

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9

    Le bas de la chute était accessible, même pour moi, mais je me suis arrêtée à mi parcours, ce qui a fait rire Robert.

    La légende raconte que, les chutes de la "Métché" tiennent leur aura de l'époque coloniale. Lors de la période des indépendances entre 1955-1967, certains nationalistes camerounais y étaient jetés par l'armée française et des forces loyalistes. Un jour, un détenu, projeté par son bourreau –un colon- avait attrapé la main de celui-ci l’entraînant dans sa chute. Tous deux sont morts. Depuis, on a cessé d'exécuter des prisonniers en ce lieu.

    Voyez le gouffre qui s'est créé au pied de la chute, c'est, oups,  vertigineux. J'aurais pu descendre jusqu'en bas, mais j'ai eu peur de glisser.

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9

    Et ce magnifique arc-en-ciel issu de la rencontre des fines gouttelettes d'eau et du soleil, c'est splendide.

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9

    En remontant des chutes, j'ai vu un arbre, un avocatier, moi qui ai toujours pensé que ce n'était qu'un buisson, je n'en reviens pas.

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9

    Malheureusement pour moi, ceux-ci ne sont pas mûrs, pas la saison, quel dommage, j'en aurais bien dégusté un.

    C'est l'heure de se restaurer, nous reprenons le chemin.Toujours cette terre rouge qui me fascine tant.

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9

    En traversant "Batoufam", j'ai remarqué des marchandises, ici des splendides fauteuils, exposés dehors au bord des routes, sur des palettes ou à même le sol, comme sur la photo.

    _ Mais ils doivent avoir du boulot pour tout rentrer le soir,

    _ "NON" me répond Robert, ça reste dehors la nuit,

    _ Et s'il pleut, demandais-je,

    _ Ils mettent des bâches dessus.

    _ Mais il n'y a pas de vol,

    _ NON,                      ça parait incroyable …

     

    À SUIVRE

     

    Notre Grande Aventure au CAMEROUN 9

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  • Vous vous souvenez sans doute d'elle

    http://www.eklablog.com/profile/22390144

     

    Elle nous a enchanté avec ses reportages, ses recettes locales, et même nous a initié avec quelques mots clé de sa langue natale

    Aujourd'hui elle a arreté son blog et c'est bien dommage

    Néanmoins, lle revient de temps a autre faire un petit coucou sur nos blogs, un petit billet est déposé dans nos commentaires et cela fait un énorme plaisir

    Bon anniversaire Sonya

    http://liqueurdamour.l.i.pic.centerblog.net/xct14j8r.gif

    J'espère que ce message te parviendra

     

    Bon anniversaire Sonya

    http://sonnette.s.o.pic.centerblog.net/ANNIV-chatonsSonnetteCenterblog.gif

    Ils chantent avec nous tous

     

     

    Bon anniversaire Sonya

    http://sonnette.s.o.pic.centerblog.net/e01414d8.gif

    Tu prendra bien une petite part de gâteau, je te jure celui la ne se placera pas sur tes hanches ...

     

    Bon anniversaire Sonya

    http://choupette04.c.h.pic.centerblog.net/a30943fd.gif

    Je trinque avec toi

     

    GWO BO, MA DOUCE

    Bon anniversaire Sonya

     

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  • Cette vidéo m'a émue

    D'autant que c'est un chanteur que j'aime énormément

    Je n'ai rien d'autre à dire.

    Une belle demande pour "Le grand voyage"

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  • Article Programmé

    Petite pause

     

    KÉZAKO ?

    Faites des propositions,

    Laissez courir votre imagination.

    Moi ! J'y ai vu un beau coucher de soleil au bord de l'eau !

    QUÉ.SA.CO ? La solution !

     

     

    LA SOLUTION

    QUÉ.SA.CO ? La solution !

    Petite flambée du 12 juin, vous le croyez ?

    On en a profité pour faire brûler les poches des infirmières

    QUÉSACO ?

     

    Demain je vous retrouve avec les photos de notre sortie yessarcastic

    À bientôt

     

    QUÉ.SA.CO ? La solution !

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  •   Ce jeudi 8 mars :le thème était : harmonie

     

     

    L'inspiration est restée au bout de la plume, je vous propose, hors sujet, un poème que ma Grand-Mère avait écrit à son mari, en cette période sombre, juste avant la déclaration de la seconde guerre mondiale

     

    Livre relié GRAMY

     


    À Fernand


    Si je meurs avant toi, ouvre parfois ce livre

    À cette page émue ou je mets un baiser,

    Tu verras dans ces vers mon amour te survivre,

    Et mon âme vers toi reviendra se poser.

    Enlacer d’autres bras, griser d’autres ivresses,

    Tourne vers le passé tes regards francs et clairs,

    Souviens-toi de l’heure ou pleine de tendresse,

    Tes prunelles dans l’ombre ont lancé des éclairs.

    Ne jette pas au vent ces fleurs que j’ai cueillies,

    Ni ces feuilles aimées et tant de fois relues,

    Mais prends les parfois en tes mains recueillies.

    Et tes yeux se plaisent ou les miens se sont plus

    Et si l’ennui te vient … ouvre parfois ce livre,

    À cette page émue ou je mets un baiser,

    Tu verras dans ces vers ton amour me survivre,

    Et mon âme vers toi reviendra se bercer.

    Saint Denis 1938             H.C.Gentes

    Copyright ©  1938 - H.C.Gentès - "Chez Nous" - Tous droits réservés

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  •  C'est avec une grande émotion que j'ai retrouvé ce poème dans le livre de ma grand-mère.

    J'ai vécu dans cette maison de 1955 à 1956, avec Maman, auprès de mes grands parents chéris, court passage en France avant de retourner au Cameroun

    Cette charmante maison, proche du Fort de l'Est dans la Seine-Saint-Denis, a hélas été rasée, pour faire place aux autoroutes et rocades qui cernent et partent de Paris. Ils y avait alors, proche de la maison, le grand Fort de l'Est, fortification militaire et de grandes manufactures (de quoi, je ne m'en rappelle plus, j'étais trop petite)

    Quels beaux souvenirs avec mes cousins et cousines, mes oncles et tantes

     

    Livre relié GRAMY

     

    La maison de mon père

     

    Voici comment on a bâti la maison de mon père

    Lorsque nous fumes établis, on y acquit la terre

    À la place où poussaient des choux

    On creusa d'abord de grands trous

     

    Quand les grands trous furent profonds

    On apporta des pierres

    De la chaux vives et des moellons

    À charrettes entières

    Puis les maçons s'en sont venus

    Poudrés de blanc, de blanc vêtus

     

    Si le maçon est un adroit

    Sa tâche est incomplète

    Il fit notre maison sans toit

    Car il manquait la tête

    Les charpentiers heureusement

    Arrivèrent à ce moment

     

    Puis à leurs tour vinrent se placer

    Les portes et les fenêtres

    Grâce aux bons soins des menuisiers

    Les avaient tenues prêtes

    Le peintre tout plein de talent

    S'en vint finir le dedans

     

    Il mit des fleurs un peu partout

    Des roses et des violettes

    Des dahlias peint avec bon goût

    Qu'aux balcons il fit naître

    De son coté mon père aussi

    Nous fit un jardin tout fleuri

     

    C'est sur le sol de Saint-Denis

    Notre petit coin de terre

    Et c'est là que l'on a bâti

    La maison de mon père

    Puissent longtemps des jours heureux

    Venir combler nos plus doux voeux

     

    Saint-Denis, 23 mai 1931               H.C. GENTÈS


    ©1931 "Chez Nous" par Henriette-Caroline GENTÈS -  Tous droits réservés

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  • " CHEZ NOUS "Livre relié GRAMY
    À mon cher mari

     

     

    On t'a déjà chanré en un très doux poème

    Coin de ma Normandie, coin si cher à mon coeur

    C'est là que bien souventparmi tous ceux que j'aime

    Je viens me retremper dans ta calme douceur

     

    Berceau fleuri, berceau, temoin de mon enfance

    Ô ma chère maison qui vit naître et mourir

    Que ne puis-je revenir à mon adolescence

    Et rester près de toi, sans jamais en partir

     

    Pommiers, plantés jadis par les mains de mon père

    Beaux poiriers centenaires aux fruits savoureux,

    Basse cour qui rappelle celle qu'avait ma mère,

    Vous êtes tout pour moi et me rendez heureux

     

    Quand le printemps s'éveille, dès que reviens avril

    Quand le vent de nos arbres, secoue la floraison

    J'aime tes tons changeants, ô verger si docile

    Qui, au rythme du temps prépare la fenaison

     

    Juillet qui voit fleurir tes hautes marguerites,

    Coquelicots, bleuets et myosotis tardifs,

    Septembre, qui nous dispense champignons et morilles

    Et toute la saison des fleurs sur tes massifs

     

    J’aime aussi, en limite la lignée des hauts arbres 

    Qui frémissent si fort, lorsque souffle le vent 

    La toute petite mare qui ressemble à un marbre 

    Lorsque l’hiver a mis sur elle son manteau blanc.

     

     J’ai voulu t’apporter mes roses de fiançailles 

    Des lilas, qui pour moi, sont de chers souvenirs 

    Afin que dans ton sein vigoureux ne défaillent 

    Ces boutures, que jamais ne voudrais voir mourir. 

     

    Lorsque je reviendrais finir mes années 

    Dans ce calme "chez nous" fait de paix et d’espoir 

    Quand du sol, je verrais la brume tamisée

    Monter tout doucement dans la douceur du soir.

     

    Je voudrais que mes fils au cercle de famille

    Enseignent à leurs garçons l’amour de ma maison.

    Je voudrais que mes filles apprennent à leurs filles

    De conserver intact ce que je leur fais don.

     

    H.C.Gentes                                       22 octobre 1943

     

    Copyright ©  1943 - GENTES Henriette-Caroline - "Chez Nous" - Tous droits réservés

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