• LE CERF SE VOYANT DANS L'EAU.

    Dans le cristal d'une fontaine
    Un cerf se mirant autrefois
    Louait la beauté de son bois,
    Et ne pouvait qu'avecque peine
    Souffrir ses jambes de fuseaux,
    Dont il voyait l'objet se perdre dans les eaux.
    " Quelle proportion de mes pieds à ma tête ?
    Disait-il en voyant leur ombre avec douleur :
    Des taillis les plus hauts mon front atteint le faîte ;
    Mes pieds ne me font point d'honneur. "
    Tout en parlant de la sorte,
    Un limier le fait partir.
    Il tâche à se garantir ;
    Dans les forêts il s'emporte.
    Son bois, dommageable ornement,
    L'arrêtant à chaque moment,
    Nuit à l'office que lui rendent
    Ses pieds, de qui ses jours dépendent.
    Il se dédit alors, et maudit les présents
    Que le ciel lui fait tous les ans.

    Nous faisons cas du beau, nous méprisons l'utile ;
    Et le beau souvent nous détruit.
    Ce cerf blâme ses pieds, qui le rendent agile ;
    Il estime un bois qui lui nuit.

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  • http://st.lettres-persiennes.net/img/Jean_de_La_Fontaine.jpg

     

    Jean De La Fontaine (1621/1695)

     

    Fabuliste, moraliste, ses Fables, à but pédagogique, sont d'une sagesse proverbiale.

     

    Les Fables de La Fontaine sur Lettres Persiennes

     http://www.lettres-persiennes.net/

     

    Les Fables de La Fontaine, sont connues de tous, ou au moins, quelques-unes. Ce sont ces fables, les plus célèbres me semble-t'il, qui sont présentées ici. Votre libraire est votre ami : pour en lire davantage, n'hésitez pas à vous procurer un recueil : nombreux sont ceux qui proposent analyses et commentaires, pourquoi s'en priver !

    Les enfants trouveront ici les fables qu'ils apprennent en classe, et pour celui ou celle qui a oublié à l'école son cahier de poésie, plus d'excuse pour ne pas réviser. Quant à nous…
    Qu'il est agréable, à la lecture des premiers vers, de voir ressurgir de sa mémoire des rimes que l'on croyait oubliées, n'est-ce pas ? Essayez, vous verrez…


    Naissance de la rumeur orale, qui croît et se multiplie sans peine! J'ai beaucoup aimé cette fable aussi je vous l'offre en partage ...

     

    Les femmes et le secret

     

    Rien ne pèse tant qu'un secret :
    Le porter loin est difficile aux Dames :
    Et je sais même sur ce fait
    Bon nombre d'hommes qui sont femmes.
    Pour éprouver la sienne un Mari s'écria
    La nuit étant près d'elle : Ô Dieux ! qu'est-ce cela ?
    Je n'en puis plus; on me déchire;
    Quoi j'accouche d'un oeuf! - D'un oeuf ? - Oui, le voilà
    Frais et nouveau pondu. Gardez bien de le dire :
    On m'appellerait poule. Enfin n'en parlez pas.
    La femme neuve sur ce cas,
    Ainsi que sur mainte autre affaire,
    Crut la chose, et promit ses grands dieux de se taire.
    Mais ce serment s'évanouit
    Avec les ombres de la nuit.
    L'épouse indiscrète et peu fine,
    Sort du lit quand le jour fut à peine levé :
    Et de courir chez sa voisine.
    Ma commère, dit-elle, un cas est arrivé :
    N'en dites rien surtout, car vous me feriez battre.
    Mon mari vient de pondre un oeuf gros comme quatre.
    Au nom de Dieu gardez-vous bien
    D'aller publier ce mystère.
    - Vous moquez-vous ? dit l'autre : Ah ! vous ne savez guère
    Quelle je suis. Allez, ne craignez rien.
    La femme du pondeur s'en retourne chez elle.
    L'autre grille déjà de conter la nouvelle :
    Elle va la répandre en plus de dix endroits.
    Au lieu d'un oeuf elle en dit trois.
    Ce n'est pas encor tout, car une autre commère
    En dit quatre, et raconte à l'oreille le fait,
    Précaution peu nécessaire,
    Car ce n'était plus un secret.
    Comme le nombre d'oeufs, grâce à la renommée,
    De bouche en bouche allait croissant,
    Avant la fin de la journée
    Ils se montaient à plus d'un cent.

     

    Jean de La Fontaine, Fable VI, Livre VIII

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  • J’ai un petit boulot peinard,
    Je dors bien, je me lève tard,
    Pas de rendement, pas d’horaire,
    Pas de patron, pas d’actionnaires.

    Je prêche à tort et à travers
    Des couplets plus ou moins pervers,
    Sans risque de me faire saquer,
    Je suis l’Imam de la mosquée !
     
     Pas besoin d’aller au turbin,
    J’ai une douzaine de bambins
    Et tous les mois, grâce aux fistons,
    J’encaisse les allocations.

    J’suis un seigneur, j’suis un Imam,
    J’ai le droit d’être polygame.
    Et tous les soirs à la casbah
    Je hisse les voiles sur le grand mat.

    On me laisse faire mon p’tit biz’ness
    Un’ femme et deux ou trois maîtresses.
    Ici c’est cool, c’est le bonheur,
    ’ai le beurre et l’argent du beur !
     
    J’suis un barbu, j’suis un notable,
    Un protégé, un intouchable.
    Et j’appelle mon avocat,
    Dès qu’on pince mes femmes en burqa.

    Pendant que les Français turbinent
    Pour nourrir toutes mes concubines,
    Moi, je m’ promène en djellaba
    La France, c’est plus beau qu’là-bas !!!...

    http://photos.last-video.com/wp-content/uploads/2010/02/femme-burqa-france.jpeg

    cgr 2010

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