• Que la force soit avec moi !...

    Le 30 janvier, il me fallait aller chez mon médecin. Pat allant aider un copain à déménager, n'a pas voulu me laisser la voiture. C'est l'intervenante qui vient à la maison qui m'y laissera en allant à son rendez-vous suivant, après je me débrouillerais pour me faire ramener.

    15h30, je rentre dans une salle d'attente bondée, pas grave, j'ai mon tricot. Je resterais là, 3 heures mal installée sur une chaise de jardin, et le dos qui commence sérieusement à me tirailler méchamment. Mais tant pis, je n'ai pas de voiture, et j'y suis, j'y reste, aujourd'hui ou demain, c'est pareil...

    18h30, c'est enfin mon tour, je me traîne jusqu'au cabinet... En attendant de faire un scanner, nouveau traitement, nouvelles piqûres, nouveau calmants plus forts...

    19 heures, enfin je sors, mais à cette heure-ci, je ne vais pas déranger les gens, je décide de rentrer à pieds. Mais il fait nuit à présent, pas grave j'y vois bien la nuit et la lune bien que faiblarde m'éclaire suffisamment. Munie de ma cane/bâton de pouvoir, armée d'une bonne dose de courage, je pars faire les 2,5kms qui me séparent de mon domicile. On m'a souvent reproché de ne pas marcher assez, là pour le coup, je vais leur clouer le bec. Je marche gentiment, à mon rythme, gentiment sans me presser, j'ai trouvé mon pas de croisière, bien que légèrement vêtue (mais avec mon combiné "Damart"), je n'ai pas froid du tout.

    J'avais parcouru un peu plus d'1km, quand, arrivant devant la ferme du village, 2 grands chiens, noirs et blancs à poils longs, je ne connais pas la race, ils ne me l'on pas dit, se sont précipités vers moi, prêts à en découdre, ils m'ont paru très menaçants. L'adrénaline est montée et mon bâton-de-pouvoir a sifflé à leurs oreilles, je me suis défendue autant que j'ai pu, je ne sais si j'en ai touché un, mais ils sont partis, me laissant tremblante sur le bord de la route... Reprenant mes esprits, je me suis remise en route, il fallait m'éloigner aussi vite que possible... Mon pas régulier, mon souffle aussi, tout va bien malgré tout, mais je fulmine... Ce n'est qu'à moins d'un kilomètre qu'un voisin, me voyant dans ses phares, me prend à bord et me ramène chez moi.

    Pat est déjà rentré et installé à un jeu devant son ordinateur... Calmes-toi Tit'Anik, ça sert à rien de gueuler... Je resterais silencieuse un bon moment, le temps de reprendre mes esprits... Puis je lui raconterais ma mésaventure.

    Le 2 février, j'écrirais au maire du village, lui signalant l'incident. Ce n'est pas la seule fois que ces chiens causent problèmes, mais quand on est en voiture ce n'est pas pareil. C'est malheureux à dire, mais tant pis pour le chien, j'aime pas dire ça, mais.... À pieds cependant, c'est différent, si je n'avais pas eu ma cane/bâton... J'en profiterais également pour signaler le chien de mon voisin qui, en liberté lui aussi, courses voitures et vélos et ennuient les promeneurs... Le facteur, les infirmières et autres intervenant sont ennuyés eux aussi et se plaignent à nous. Les clôtures et les chaines existent pour éviter les accidents. Je sais qu'en milieu les paysans sont un peu plus négligents et insouciants, mais la loi est la même pour tous que ce soit en milieu, rural ou urbain. Une copie de ma lettre sera envoyée à la gendarmerie.

    Le 10 février, les gendarmes munies de ma lettre, viennent prendre ma déposition. Ils vont voir les propriétaires pour leur signaler les incidents, Mais j'ai bien compris d'après leurs propos qu'il ne se battraient pas à mes cotés, ils les gronderont... Mais je ne lâcherais pas l'affaire, j'ai eu vraiment trop peur... De mon coté, je leur ai dit qu'au prochain problème, c'est la fourrière que je ferais intervenir. Acquiesçant, ils ont dit que ce serait peut-être le moyen, en touchant leur portefeuille, quand ils auraient la fourrière à payer, ils agiraient peut-être plus facilement... 

    J'ai beaucoup de mal à accepter ce genre de mépris des autres. 

    Elfy est tranquille et n'a jamais dérangé personne, pas même avec ses aboiements, que nous stoppons rapidement.

    J'attends à présent réponse de la mairie et qui sait peut-être des propriétaires pour s'excuser, mais là, j'en doute fortement...

     

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  • Commentaires

    2
    Jeudi 22 Février à 09:54

    C'est un épisode terrible.

    J'espère que tu auras gain de cause.

    1
    Jeudi 22 Février à 09:51
    LADY MARIANNE

    tu as du avoir très peur , j'aurais fait comme toi-
    les gens ne sont pas citoyens--- font ce qu'ils veulent---
    ne respectent pas les voisins--
    les gendarmes s'en moquent que de leur première chemise !
    un enfant à ta place aurait fait quoi ??
    gros bisous- heureusement plus de peur que de mal-



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